Un slideshare d'Olivier Le Deuff à faire circuler :
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samedi 15 juin 2013
lundi 8 avril 2013
folksonomie partagée : Pearltrees ou l'organisation visuelle de l'information
Hier, nous avons eu à l'honneur, en description et partage de l'information, les langages documentaires, naturels et normés, - et en particulier la folksonomie, dont on nous a donné les définitions d'Olivier Le Deuff et de François Feyler. On a retenu cette définition du principe général de l'acte : "clusterisation de mots-clés, organisés d'après leur fréquence de co-occurrence."
Voici comment je définirais le phénomène d'un point de vue général : la folksonomie est la démocratisation de l'indexation des documents numériques. La folksonomie collaborative, quant à elle, serait une indexation partagée par le médium d'un réseau social.
Mais je tenais en fait surtout à vous donner un autre exemple d'application de la cartographie heuristique sur le web : il s'agit du site Pearltrees, créé en 2009, que nous sommes déjà nombreux à connaître.
Je vous avais déjà entretenu de ce que je pensais, ce me semble, de la curation avec Scoop.it ( mais cette opinion s'étend également à Paper.li, et aux autres !)
Pearltree n'échappe pas à la règle, et ce n'est pas en tant qu'outil de curation que je veux vous en parler, mais en tant qu'exemple de représentation visuelle de l'information (ce que j'appelle en général l'organisation visuelle des idées.) A cet égard, on pourrait définir Pearltree comme une hybridation de Diigo ou de delicio.us, avec Netvibes et Freemind, puisqu'il s'agit de représenter les sites en arborescence, exactement comme dans n'importe quel logiciel de mindmapping (cartographie heuristique).
Là où je trouve le concept intéressant, c'est qu'il s'agit d'une heuristique sociale, partagée ou collaborative suivant l'usage (j'utilise le terme de "partagé" lorsqu'il s'agit simplement de mettre en commun ses propres indexations, et le terme de "collaboratif" lorsqu'il s'agit de construire une indexation en équipe.) et que la mise en relation spatiale des informations numériques permet une approche à la fois concrète et rationnelle des ressources intellectuelles du web.
J'ai donc créé un nouveau compte pour vous en faire la démonstration pas à pas, dans cette nouvelle approche sociale de la cartographie heuristique de l'information.
| Une fois le compte créé, la prise en main est rapide, on commence à créer nos premières perles. |
| Et l'on peut ajouter des perles subalternes à celle que l'on vient de créer. |
| Mon arbre de perles commence à prendre forme, j'ai créé sept thématiques principales. |
| ...Je personnalise mon profil, avec une courte présentation. |
| ...Et ça prend de l'allure, avec ce beau fond de crépuscule ! |
| Voici un exemple d'indexation partagée : je me suis abonné à d'autres Pearltrees. Notez la représentation des ressources numériques sous forme de schéma heuristique, encore une fois. |
| Je peux également prendre l'initiative de "créer une équipe" sur l'une de mes propres arborescences. |
Voilà, il ne me restera plus qu'à ajouter mes propres perles (c'est-à-dire à référencer les sites web que je considérerais pertinents) dans mes arborescences.
J'insisterais cependant, pour conclure, sur le fait que ce qui m'a avant tout intéressé dans ce site, ce n'est pas l'aspect "curation de contenus", mais celui de cartographie conceptuelle collaborative.
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samedi 6 avril 2013
séquence pédagogique en une séance : la recherche sur Internet appliquée à l'orientation.
Lors de mon dernier stage, nous a été confiée la responsabilité d'assumer une séquence d'initiation à la recherche documentaire et informationnelle en C.D.I. avec des élèves de 6e.
J'ai eu pour sujet la recherche sur Internet. Pour ce faire, j'ai commis diverses tentatives de fiches pédagogiques à distribuer aux élèves. Pour les comprendre, il faut avoir en tête le déroulement de la séance, pour laquelle ces fiches étaient prévues.
Voici donc une synthèse du projet de séquence telle que je l'avais conçue :
thème : rechercher des informations sur Internet.
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J'ai eu pour sujet la recherche sur Internet. Pour ce faire, j'ai commis diverses tentatives de fiches pédagogiques à distribuer aux élèves. Pour les comprendre, il faut avoir en tête le déroulement de la séance, pour laquelle ces fiches étaient prévues.
Voici donc une synthèse du projet de séquence telle que je l'avais conçue :
thème : rechercher des informations sur Internet.
- Objectifs :
- comprendre ce qu'est Internet, le web, un logiciel de navigation, un moteur de recherches.
- Savoir utiliser un moteur de recherche, formuler une requête d'un ou de plusieurs mots-clés.
- Savoir se repérer dans un site web et y trouver les informations pertinentes.
- Organisation de la séance :
- étape 1 : exposition des notions
- différence entre Internet et Web
- différence entre fournisseur d'accès (les élèves n'auront pas besoin de retenir ce terme, mais celui d'abonnement.) et logiciel navigateur (programme permettant d'afficher les pages web.)
- hypertexte (interface hypertextuelle)
- étape 1,5 : adresse URL (les élèves n'auront pas besoin de retenir le terme, mais auront une synthèse de ce que signifie chaque segment d'une adresse URL.)
- étape 2 : utiliser un moteur de recherche : explorer avec Google (prévoir exercice sur fiche.)
- étape 3 : sélectionner les informations intéressantes sur un site web (site de l'ONISEP)
- étape 4 : trouver des informations complémentaires sur d'autres sites en essayant des requêtes composées de plusieurs mots-clés. Relever la différence entre les résultats issus d'un seul mot-clé et ceux issus d'une phrase-clé complète.
- La première fiche, brouillon, présente peu d'intérêt, mais je la présente pour que vous ayez une vision du cheminement de réflexion effectuée, avec l'aide de notre tutrice de stage :
- La deuxième fiche est déjà plus adaptée à des élèves de 6e. Cependant, dans sa troisième partie, j'avais trop pris à coeur d'indiquer aux élèves les sites de référence pour l'orientation, ce qui aboutit à un exercice trop rigide et dirigiste.
- C'est pourquoi, la troisième a été conçue pour donner aux élèves plus d'initiative en leur permettant de sélectionner eux-mêmes les sites qui les intéressent.
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Freeplane : logiciel de Mindmapping puissant, complet et accessible gratuitement !
Voici de retour l'une de mes marottes : la cartographie heuristique - ou conceptuelle. Aujourd'hui, deuxième logiciel que je teste pour cette activité relevant de l'organisation visuelle de la pensée (ce qui, en fait, me fait prétendre qu'elle est connexe à la métacognition.), par la mise en relation spatiale de concepts.
Il s'agit de la version 1.2.20 de Freeplane, un produit "dérivé" du fameux logiciel libre Freemind (sur lequel vous trouverez ici toutes sortes d'informations : http://www.freemindparlexemple.fr/.). Avec deux exemples à l'appui, je vais vous présenter le maniement du bidule.
Soit dit en passant, et pour terminer cette introduction qui tend à se traîner laborieusement, je recommande de ne pas se laisser intimider par l'aspect apparemment compliqué du logiciel, lors de la première prise de contact.
Dès l'abord, il semble en effet que la prise en main ne soit pas simple : en réalité, pour débuter, l'appropriation de quelques fonctions de base suffisent, et l'utilisateur a ensuite le temps de se familiariser avec la multitude de fonctionnalités annexes complémentaires qui permettent d'approfondir les schémas de pensée de manière très fine, offrant toutes sortes de possibilités qui peuvent se permettre d'attendre.
Entrons dans le vif du sujet :
Nous voulons mettre en œuvre un projet de bulletin pour l'établissement d'enseignement Alfred Mitterrand.
Il s'agit de prévoir toutes les modalités de réalisation, en fonction des objectifs fixés selon la politique de communication (et la politique documentaire) de l'établissement.
Nous voulons arriver à un schéma intégrant les différentes dimensions du bulletin :
Voilà, pour une première approche du logiciel Freeplane. Pour conclure, je rappelle qu'il est téléchargeable gratuitement ici : http://freeplane.sourceforge.net/wiki/index.php/Main_Page.
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Il s'agit de la version 1.2.20 de Freeplane, un produit "dérivé" du fameux logiciel libre Freemind (sur lequel vous trouverez ici toutes sortes d'informations : http://www.freemindparlexemple.fr/.). Avec deux exemples à l'appui, je vais vous présenter le maniement du bidule.
Soit dit en passant, et pour terminer cette introduction qui tend à se traîner laborieusement, je recommande de ne pas se laisser intimider par l'aspect apparemment compliqué du logiciel, lors de la première prise de contact.
Dès l'abord, il semble en effet que la prise en main ne soit pas simple : en réalité, pour débuter, l'appropriation de quelques fonctions de base suffisent, et l'utilisateur a ensuite le temps de se familiariser avec la multitude de fonctionnalités annexes complémentaires qui permettent d'approfondir les schémas de pensée de manière très fine, offrant toutes sortes de possibilités qui peuvent se permettre d'attendre.
Entrons dans le vif du sujet :
Nous voulons mettre en œuvre un projet de bulletin pour l'établissement d'enseignement Alfred Mitterrand.
Il s'agit de prévoir toutes les modalités de réalisation, en fonction des objectifs fixés selon la politique de communication (et la politique documentaire) de l'établissement.
Nous voulons arriver à un schéma intégrant les différentes dimensions du bulletin :
| Voici le résultat auquel nous voulons arriver. |
| "Créer un noeud" : c'est créer un élément conceptuel de la carte. | Ici, j'ai choisi un noeud indépendant, non relié aux autres, dit "libre". |
| ...Et vous voyez ici un encadré indépendant des autres éléments, il n'est relié à aucun noeud. |
| la barre latérale gauche donne la possibilité de caractériser les éléments du schéma de pensée. |
| l'onglet "Mise en forme" permet de modifier le style de liens, de même que choisir leur couleur et leur épaisseur. |
| La fonction est accessible à partir de l'onglet "Affichage". |
Voilà, pour une première approche du logiciel Freeplane. Pour conclure, je rappelle qu'il est téléchargeable gratuitement ici : http://freeplane.sourceforge.net/wiki/index.php/Main_Page.
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lundi 1 avril 2013
Deus Ex : RH : cyberpunk, le retour en force d'un genre à la mode !
Ayant assisté samedi dernier à une conférence sur le transhumanisme, ("Réalités Augmentées et Réalités Virtuelles : L’Homme Augmenté"),
tenue à Lomme (dans l'agglomération Lilloise) par Jean-Benoît Duburcq,
biologiste et ancien délégué régional du CNRS, je me dis qu'il s'agit du
prétexte idéal pour publier ce billet dont le projet mijautait depuis quelques mois dans mon esprit.
...Cette phrase est très longue ? C'est normal. Il s'agit d'une phrase augmentée.
Avez-vous remarqué que depuis quelques temps, les titres de divers magazines parlent de "L'Homme 2.0", "L'Homme modifié", "L'homme amélioré" ? Avez-vous remarqué qu'on ne parle jamais de la "Femme augmentée" (sûrement parce que la femme, étant déjà sublime, parfaite, harmonieuse, et supérieure, n'a pas besoin d'être "augmentée", contrairement à l'Homme, qui, lui est bourré de complexes et parle de lui-même avec une majuscule, qu'en pensez-vous ?)
Bref...
Rappelez-vous... Remontons au tout début des années 2000, avec l'apparition sur les marchés du jeu vidéo d'un OVNI exceptionnel et hors du commun (oui, j'aime la redondance !) : Deus Ex..! Quoique l'on pourrait aller plus loin en arrière : en 1984, lorsque William Gibson publie son roman "Neuromancien", que le journaliste Gardner R. Dozois qualifiera de "cyberpunk" (inventant ce terme par la même occasion)
...Ou plutôt, non : remontons plus haut encore : en 1948 Norbert Wiener publie "Cybernetics, or Control and Communication in the Animal and the Machine", qui fonde la science cybernétique, science qui s'intéresse à la relation homme-machine, et basée sur quelques concepts élémentaires (à l'époque ils étaient en fait très novateurs), dont le principe du feedback, autrement dit la rétroaction - principe selon lequel la machine peut corriger elle-même son erreur si un signal l'en avertit, ouvrant la voie à l'automatisation.
Les applications de cette théorie mathématique de la communication intéressent les industries du télégraphe et du téléphone, ainsi que l'industrie de l'armement militaire, et, plus tard, de l'informatique et de la robotique.
On a déjà en germe les deux thèmes principaux qui feront l'inspiration d'un genre de la littérature S-F : le cyberpunk - à savoir le corporatisme capitaliste à outrance, et les technologies hyper-sophistiquées au service des plus riches.
A l'origine, le cyberpunk n'entretient que des rapports assez lointains avec le transhumanisme, mais le point commun entre ses thèmes de prédilection et ledit transhumanisme, c'est de poser la question de l'homme :
questionnement sociétal, moral, ontologique, épistémologique et éthique.
Aujourd'hui, le transhumanisme, c'est-à-dire la science transversale (voire transdisciplinaire) de "l'homme augmenté", est à la mode, à cause d'une part des expériences et des progrès dans ses divers domaines constitutifs, tels que la biologie (biochimie, génétique, ...), les nanotechnologies (les machines de taille inférieure au millionnième de mètre), l'informatique (et notamment les expériences de réalités augmentées, dont vous apprendrez bien plus en lançant une recherche sur les Google Glasses par exemple.), le ralentissement génétique ou hormonal du vieillissement, (etc.,) et d'autre part les jeux vidéos futuristes (j'y reviendrais !)...
(Tout cela entretient des liens particuliers avec les sciences de l'information et de la communication, et avec, d'autre part, la littérature, d'où ce billet.)
Il semble que, outre les articles de presse sur les expériences de Kevin Warwick (professeur de cybernétique en Grande-Bretagne qui s'est fait greffé des puces sous-cutanées pour ouvrir les portes automatiques de l'Université à distance - tapez son nom sur Google pour en savoir plus..! Ou lisez, entre autres, le hors-série Le Monde - La vie, L'atlas des Utopies, ou le numéro 422 de décembre 2012 de Pour la Science.),
la mode du transhumanisme - associé au cyberpunk - doive beaucoup à la résurrection d'une licence de jeux vidéo fantastiquement exceptionnelle : Deus Ex.
En effet, il y a un peu plus d'un an (en août 2011 pour être exact), le troisième volet de cette saga cyberpunk, Deus Ex : Human Revolution ( http://www.jeuxvideo.com/jeux/pc/00027531-deus-ex-human-revolution.htm ) sortait dans nos magasins de jeux informatiques favoris. Il proposait une préquelle sombre et torturée explorant les origines de la société ultra-capitaliste et ultra-technologique décrite dans le premier opus. Comme dans les titres précédents, le joueur endosse le rôle (car oui, il s'agit d'un jeu de rôles mâtiné de FPS... Ou l'inverse, selon le point de vue.) d'un humain modifié grâce à la technologie de pointe.
Le cyberpunk n'a pas fini de faire parler de lui, puisque d'une part un film dérivé du précédent jeu vidéo est en cours de préparation et sortira au cinéma dans un an ou deux (recherchez les informations sur le "film Deus Ex" sur votre moteur de recherches favori ! ou, plus simple, consultez Allociné : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=47050.html ), et que d'autre part de prochains jeux vidéos sortiront bientôt, entre autres Remember Me, jeu développé par une équipe française (cocorico !!) pour le compte de Capcom, ou bien (et là, je vous dis yahou si ce n'est alléluiah !) le fameusement attendu Cyberpunk 2077, adaptation du célèbre jeu de rôles papier de Mike Pondsmith (cf. par ici : http://www.jeuxvideo.com/news/2013/00063852-cyberpunk-2077-un-univers-tres-proche-du-jeu-de-role-papier.htm ), par l'équipe de développeurs de The Witcher, les nouvelles références en matière de jeux de rôles vidéo, après Bioware (Baldur's Gate, NeverWinter Nights, Knights of the Old Republic, Masse Effect, ...), Troïka (venus de Black Isle, oui, oui, les développeurs des deux premiers Fallout !) et Bethesda (les Elder Scrolls.)
Bref, du lourd en perspective.
...La mode du cyberpunk et du transhumanisme risque donc de durer un moment, et pour revenir aux racines littéraires et cinématographiques du genre, je vous propose une petite bibliographie sélective de référence(s) :
littérature :
cinéma :
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...Cette phrase est très longue ? C'est normal. Il s'agit d'une phrase augmentée.
Avez-vous remarqué que depuis quelques temps, les titres de divers magazines parlent de "L'Homme 2.0", "L'Homme modifié", "L'homme amélioré" ? Avez-vous remarqué qu'on ne parle jamais de la "Femme augmentée" (sûrement parce que la femme, étant déjà sublime, parfaite, harmonieuse, et supérieure, n'a pas besoin d'être "augmentée", contrairement à l'Homme, qui, lui est bourré de complexes et parle de lui-même avec une majuscule, qu'en pensez-vous ?)
Bref...
Rappelez-vous... Remontons au tout début des années 2000, avec l'apparition sur les marchés du jeu vidéo d'un OVNI exceptionnel et hors du commun (oui, j'aime la redondance !) : Deus Ex..! Quoique l'on pourrait aller plus loin en arrière : en 1984, lorsque William Gibson publie son roman "Neuromancien", que le journaliste Gardner R. Dozois qualifiera de "cyberpunk" (inventant ce terme par la même occasion)
...Ou plutôt, non : remontons plus haut encore : en 1948 Norbert Wiener publie "Cybernetics, or Control and Communication in the Animal and the Machine", qui fonde la science cybernétique, science qui s'intéresse à la relation homme-machine, et basée sur quelques concepts élémentaires (à l'époque ils étaient en fait très novateurs), dont le principe du feedback, autrement dit la rétroaction - principe selon lequel la machine peut corriger elle-même son erreur si un signal l'en avertit, ouvrant la voie à l'automatisation.
Les applications de cette théorie mathématique de la communication intéressent les industries du télégraphe et du téléphone, ainsi que l'industrie de l'armement militaire, et, plus tard, de l'informatique et de la robotique.
On a déjà en germe les deux thèmes principaux qui feront l'inspiration d'un genre de la littérature S-F : le cyberpunk - à savoir le corporatisme capitaliste à outrance, et les technologies hyper-sophistiquées au service des plus riches.
A l'origine, le cyberpunk n'entretient que des rapports assez lointains avec le transhumanisme, mais le point commun entre ses thèmes de prédilection et ledit transhumanisme, c'est de poser la question de l'homme :
questionnement sociétal, moral, ontologique, épistémologique et éthique.
Aujourd'hui, le transhumanisme, c'est-à-dire la science transversale (voire transdisciplinaire) de "l'homme augmenté", est à la mode, à cause d'une part des expériences et des progrès dans ses divers domaines constitutifs, tels que la biologie (biochimie, génétique, ...), les nanotechnologies (les machines de taille inférieure au millionnième de mètre), l'informatique (et notamment les expériences de réalités augmentées, dont vous apprendrez bien plus en lançant une recherche sur les Google Glasses par exemple.), le ralentissement génétique ou hormonal du vieillissement, (etc.,) et d'autre part les jeux vidéos futuristes (j'y reviendrais !)...
(Tout cela entretient des liens particuliers avec les sciences de l'information et de la communication, et avec, d'autre part, la littérature, d'où ce billet.)
Il semble que, outre les articles de presse sur les expériences de Kevin Warwick (professeur de cybernétique en Grande-Bretagne qui s'est fait greffé des puces sous-cutanées pour ouvrir les portes automatiques de l'Université à distance - tapez son nom sur Google pour en savoir plus..! Ou lisez, entre autres, le hors-série Le Monde - La vie, L'atlas des Utopies, ou le numéro 422 de décembre 2012 de Pour la Science.),
la mode du transhumanisme - associé au cyberpunk - doive beaucoup à la résurrection d'une licence de jeux vidéo fantastiquement exceptionnelle : Deus Ex.
En effet, il y a un peu plus d'un an (en août 2011 pour être exact), le troisième volet de cette saga cyberpunk, Deus Ex : Human Revolution ( http://www.jeuxvideo.com/jeux/pc/00027531-deus-ex-human-revolution.htm ) sortait dans nos magasins de jeux informatiques favoris. Il proposait une préquelle sombre et torturée explorant les origines de la société ultra-capitaliste et ultra-technologique décrite dans le premier opus. Comme dans les titres précédents, le joueur endosse le rôle (car oui, il s'agit d'un jeu de rôles mâtiné de FPS... Ou l'inverse, selon le point de vue.) d'un humain modifié grâce à la technologie de pointe.
Le cyberpunk n'a pas fini de faire parler de lui, puisque d'une part un film dérivé du précédent jeu vidéo est en cours de préparation et sortira au cinéma dans un an ou deux (recherchez les informations sur le "film Deus Ex" sur votre moteur de recherches favori ! ou, plus simple, consultez Allociné : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=47050.html ), et que d'autre part de prochains jeux vidéos sortiront bientôt, entre autres Remember Me, jeu développé par une équipe française (cocorico !!) pour le compte de Capcom, ou bien (et là, je vous dis yahou si ce n'est alléluiah !) le fameusement attendu Cyberpunk 2077, adaptation du célèbre jeu de rôles papier de Mike Pondsmith (cf. par ici : http://www.jeuxvideo.com/news/2013/00063852-cyberpunk-2077-un-univers-tres-proche-du-jeu-de-role-papier.htm ), par l'équipe de développeurs de The Witcher, les nouvelles références en matière de jeux de rôles vidéo, après Bioware (Baldur's Gate, NeverWinter Nights, Knights of the Old Republic, Masse Effect, ...), Troïka (venus de Black Isle, oui, oui, les développeurs des deux premiers Fallout !) et Bethesda (les Elder Scrolls.)
Bref, du lourd en perspective.
...La mode du cyberpunk et du transhumanisme risque donc de durer un moment, et pour revenir aux racines littéraires et cinématographiques du genre, je vous propose une petite bibliographie sélective de référence(s) :
littérature :
- Bien sûr, on commence avec le grand ancêtre, Philip K. Dick, auteur du désormais classique les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?, roman rebaptisé Blade Runner après la sortie du film de Ridley Scott en 1982 (voir http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=1975.html ).
- On embraye la première sur William Gibson, auteur entre autres de :
- Neuromancien,
- Comte Zéro
- Gravé sur chrome,
- Lumière virtuelle,
- Les Machines à différences (avec Bruce Sterling)
- On continue justement avec Bruce Sterling, ami du précédent, à l'origine de :
- Le gamin artificiel,
- Les mailles du réseau,
- Et avec Morgan Richard, qui nous a offert :
- Carbone Modifié
- cycle de Takeshi Kovacs,
- Black Man
- Peter.F Hamilton a écrit une série de romans pas tout-à-fait cyberpunk, qui s'en approche, le cycle de Greg Mandel.
- Je recommande également le roman "Câblé" de Walter Jon Williams.
- La culture française est également représenté dans le genre, avec les romans de Maurice G. Dantec :
- Grande Jonction,
- Artefact,
- Cosmos Incorporated.
cinéma :
- Voir plus haut pour les films déjà cités, (Deus Ex, qui sortira bientôt, et Blade Runner, dont je viens d'apprendre que Ridley Scott souhaite faire une suite, décidément, le cyberpunk est vraiment à la mode !)
- côté films d'animation japonais, deux recommandations, parmi quelques dizaines de possibilités que vous pourrez retrouver sur Internet :
- Metropolis, 2001, de Rintaro ( http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=41046.html )
- Ghost in the Shell, 1995, de Mamoru Oshii ( http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=15254.html ), et ses deux suites, devenus des classiques de référence.
- côté films :
- Robocop, 1987, de Paul Verhoeven ( http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=3085.html ) et ses suites. D'ailleurs, j'apprends à l'instant qu'un remake de José Padilhava va sortir en 2014 !
- la trilogie Matrix des frères Wachowski, bien sûr, n'a plus besoin d'être présentée, mais savez-vous que Keanu Reeves avait auparavant joué dans une adaptation d'une nouvelle de William Gibson : Johnny Mnemonic, ( http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=13426.html ), en 1994.
- Nautural City, 2003, de Min Byeong-cheon.
- Eva, 2012, de Kike Maillo.
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mercredi 14 novembre 2012
De Netvibes à Scoop.it : réflexions sur la signification éthique d'un prétendu progrès dans l'évolution des interfaces numériques.
Récemment, je suis allé consulter la page scoop.it d'un collègue. J'ai beaucoup aimé. J'ai découvert une sorte de journal de revue de presse, dans laquelle l'intervention humaine est promue à travers la sélection et la valorisation de l'information thématique. Sa manière de traiter l'information et sa sélection très pertinente est d'ailleurs, manifestement, déjà reconnue sur le web puisqu'il reçoit désormais son content de visiteurs journaliers.
J'ai du coup, eu la fiugitive et vague tentation de me créer un compte, - pour m'abonner au sien, pour commencer, et prendre exemple sur lui, pour continuer -. Je ne l'ai pas fait, principalement en vertu du principe d'inertie qui m'anime à chaque fois qu'il s'agit de "me" créer un nouveau "compte", car j'estime désormais, et ce depuis plus de deux ans, que je dispose de bien davantage de "comptes" ouverts sur diverses plateformes du Web "prétendument 2.0" (cf. mes billets précédent à propos de ce concept imbécile...) que je ne le souhaite déjà. J'ai déjà, de plus, des comptes ouverts sur divers plateformes d'outil de veille, tels que Reader et Netvibes, pour ne citer qu'eux.
Intuitivement (et outre ma paresse légendaire), je ne voyais pas d'intérêt particulier à sauter sur un énième outil numérique, tel le lapin bondissant sur une nouvelle laitue ! (et on dit pourtant que je suis syllogomane !)
...Et puis, je suis tombé sur cet article de Frédéric Martinet, et la lumière se fit en moi : autant du point de vue de la valeur ajoutée, que de l'infobésité, ou du droit d'auteurs, l'auteur formidable (que je découvre du même coup !) de ce billet formalisait exactement mon point de vue vaguement intuitif et informulé...
Quel peut bien être l'avantage d'un outil de "curation" comme scoop.it par rapport aux outils de veille (agrégateurs de flux) de la génération précédente comme Netvibes ou Reader (qui propose, de toute façon, des solutions de curation interne au site.) ?
Tele est la question que je me pose... Ces outils proposaient déjà des options de sélection et de partage social de l'information. Ils proposaient déjà le regroupement thématique des sources avec un suivi qui me semble d'ailleurs davantage pertinent puisqu'il impliquait encore la reconnaissance croisée entre source et thématique (sur une page Netvibes, les articles sont triés à la fois par onglets et par sources, puisque le suivi s'effectue suivant le fil RSS de la source.)
Certes, il y a un aspect automatique, là où, chez Scoop.it, on promeut l'intervention de la main humaine dans la publication sélective des informations. Il me semble que cet aspect de promotion "sociale" du partage n'est qu'un prétexte pour proposer du "design", mais aucune valeur sous-jacente (qu'elle soit ajoutée ou non) : il s'agit simplement de surfer sur la mode du "social networking" qui fait tendance car il recouvre à la fois l'aspect technologique et un ersatz (ou plutôt une apparence) de recentrage sur le relationnel et l'identitaire (fondements supposés -par moi- de la tendance actuelle au réseautage social.)
Alors que j'avais été assez fasciné par Netvibes à son époque, qui permettait une optimisation performante de la veille informationnelle, je n'éprouve en fait aucun enthousiasme, plutôt une certaine réticence - voire même une réticence certaine - à m'approprier ces nouveaux outils et les pratiques soi-disant nouvelles qu'ils prétendent impliquer. Tout cela m'apparaît en réalité, fatalement, relever d'un engouement pathologique pour l'innovation technologique (de l'outil) au mépris total du questionnement éthique, méthodologique, épistémologique, et fondamentalement, rationnel, de nos actes. Il me semble qu'il serait davantage pertinent de revenir sur une attitude plus saine de remise en cause des fondements de nos pratiques professionnelles et personnelles en terme de culture informationnelle (cf. mes interventions dans des débats ici et là à propos du rapport de l'homme au progrès...) que de nous laisser entraîner dans une fascination pathologique par l'influence dominante d'un groupement d'intérêts progressistes qui cherche à faire prévaloir et à monter sur un piédestal l'importance fallacieuse de réalisations techniques qui ne se résument finalement qu'à de l'esthétique designée d'une interface sans intérêt nouveau par rapport aux interfaces précédentes... Une fascination pour l'outil plutôt que pour les savoirs-faire développés par son usage (qui, je le reconnais volontiers, sont cependant réels, selon certains professeurs de SIC).
Voilà ce que mr. Frédéric Martinet a bien compris : je ne vous livrerais qu'une citation (extraite d'une réponse de l'auteur à un commentaire sur son billet.) :
""J’ai essayé d’être clair dans le billet. La question essentielle à se poser est sur l’usage. Se regarder et [...] se demander si dans ce que l’on fait l’on est respectueux de ceux qui créent de la matière première car si l’on continue on se retrouvera avec 0,005% de contenus originaux et tout le reste d’abstracts, de rediffusion.
Si aujourd’hui on peut encore gagner du temps, je reste persuadé qu’au final jouer cette carte sans respecter les contenus originaux c’est perdre qualité ET efficacité, car cela ne peut conduire qu’à l’engorgement. ""
J'aimerais, cependant, dire un mot pour reconnaître la pertinence du travail qu'effectue mon collègue Terheck sur sa plateforme, ce qui me permettra de nuancer mon propos : oui, son travail prouve qu'on peut tout de même tirer un parti très intéressant de ces nouveaux outils. Il convient de ne pas en rester à ses propres positions et de savoir se rendre compte des cotés positifs du bouillonnement créatif humain, cet enthousiasme à créer, innover, inventer, sans toujours s'interroger sur la pertinence de cette inflation innovatrice :
on peut en retirer des expériences positives !
J'ai du coup, eu la fiugitive et vague tentation de me créer un compte, - pour m'abonner au sien, pour commencer, et prendre exemple sur lui, pour continuer -. Je ne l'ai pas fait, principalement en vertu du principe d'inertie qui m'anime à chaque fois qu'il s'agit de "me" créer un nouveau "compte", car j'estime désormais, et ce depuis plus de deux ans, que je dispose de bien davantage de "comptes" ouverts sur diverses plateformes du Web "prétendument 2.0" (cf. mes billets précédent à propos de ce concept imbécile...) que je ne le souhaite déjà. J'ai déjà, de plus, des comptes ouverts sur divers plateformes d'outil de veille, tels que Reader et Netvibes, pour ne citer qu'eux.
Intuitivement (et outre ma paresse légendaire), je ne voyais pas d'intérêt particulier à sauter sur un énième outil numérique, tel le lapin bondissant sur une nouvelle laitue ! (et on dit pourtant que je suis syllogomane !)
...Et puis, je suis tombé sur cet article de Frédéric Martinet, et la lumière se fit en moi : autant du point de vue de la valeur ajoutée, que de l'infobésité, ou du droit d'auteurs, l'auteur formidable (que je découvre du même coup !) de ce billet formalisait exactement mon point de vue vaguement intuitif et informulé...
Quel peut bien être l'avantage d'un outil de "curation" comme scoop.it par rapport aux outils de veille (agrégateurs de flux) de la génération précédente comme Netvibes ou Reader (qui propose, de toute façon, des solutions de curation interne au site.) ?
Tele est la question que je me pose... Ces outils proposaient déjà des options de sélection et de partage social de l'information. Ils proposaient déjà le regroupement thématique des sources avec un suivi qui me semble d'ailleurs davantage pertinent puisqu'il impliquait encore la reconnaissance croisée entre source et thématique (sur une page Netvibes, les articles sont triés à la fois par onglets et par sources, puisque le suivi s'effectue suivant le fil RSS de la source.)
Certes, il y a un aspect automatique, là où, chez Scoop.it, on promeut l'intervention de la main humaine dans la publication sélective des informations. Il me semble que cet aspect de promotion "sociale" du partage n'est qu'un prétexte pour proposer du "design", mais aucune valeur sous-jacente (qu'elle soit ajoutée ou non) : il s'agit simplement de surfer sur la mode du "social networking" qui fait tendance car il recouvre à la fois l'aspect technologique et un ersatz (ou plutôt une apparence) de recentrage sur le relationnel et l'identitaire (fondements supposés -par moi- de la tendance actuelle au réseautage social.)
Alors que j'avais été assez fasciné par Netvibes à son époque, qui permettait une optimisation performante de la veille informationnelle, je n'éprouve en fait aucun enthousiasme, plutôt une certaine réticence - voire même une réticence certaine - à m'approprier ces nouveaux outils et les pratiques soi-disant nouvelles qu'ils prétendent impliquer. Tout cela m'apparaît en réalité, fatalement, relever d'un engouement pathologique pour l'innovation technologique (de l'outil) au mépris total du questionnement éthique, méthodologique, épistémologique, et fondamentalement, rationnel, de nos actes. Il me semble qu'il serait davantage pertinent de revenir sur une attitude plus saine de remise en cause des fondements de nos pratiques professionnelles et personnelles en terme de culture informationnelle (cf. mes interventions dans des débats ici et là à propos du rapport de l'homme au progrès...) que de nous laisser entraîner dans une fascination pathologique par l'influence dominante d'un groupement d'intérêts progressistes qui cherche à faire prévaloir et à monter sur un piédestal l'importance fallacieuse de réalisations techniques qui ne se résument finalement qu'à de l'esthétique designée d'une interface sans intérêt nouveau par rapport aux interfaces précédentes... Une fascination pour l'outil plutôt que pour les savoirs-faire développés par son usage (qui, je le reconnais volontiers, sont cependant réels, selon certains professeurs de SIC).
Voilà ce que mr. Frédéric Martinet a bien compris : je ne vous livrerais qu'une citation (extraite d'une réponse de l'auteur à un commentaire sur son billet.) :
""J’ai essayé d’être clair dans le billet. La question essentielle à se poser est sur l’usage. Se regarder et [...] se demander si dans ce que l’on fait l’on est respectueux de ceux qui créent de la matière première car si l’on continue on se retrouvera avec 0,005% de contenus originaux et tout le reste d’abstracts, de rediffusion.
Si aujourd’hui on peut encore gagner du temps, je reste persuadé qu’au final jouer cette carte sans respecter les contenus originaux c’est perdre qualité ET efficacité, car cela ne peut conduire qu’à l’engorgement. ""
J'aimerais, cependant, dire un mot pour reconnaître la pertinence du travail qu'effectue mon collègue Terheck sur sa plateforme, ce qui me permettra de nuancer mon propos : oui, son travail prouve qu'on peut tout de même tirer un parti très intéressant de ces nouveaux outils. Il convient de ne pas en rester à ses propres positions et de savoir se rendre compte des cotés positifs du bouillonnement créatif humain, cet enthousiasme à créer, innover, inventer, sans toujours s'interroger sur la pertinence de cette inflation innovatrice :
on peut en retirer des expériences positives !
mardi 13 novembre 2012
Conférence interopérabilité & Visual Catalog - Mr. Fabrice Papy
Voici ma prise de notes d'une conférence que nous avons pu suivre
cette après-midi du mardi 13/11 - 2012 : pour recontextualiser un peu,
Fabrice Papy est enseignant-chercheur en SIC à l'Université de Lorraine,
et directeur de la revue Les Cahiers du numérique.
Petit avertissement : par manque de temps (j'ai encore quelques dossiers à constituer), je ne mets pas en forme ces notes, et les mets telles quels, directement sur ce billet... Je m'en excuse humblement auprès des lecteurs non familiarisés avec les domaines d'études des S.I.C et qui devront fournir un plus gros travail de compréhension ; cependant cet article est plutôt destiné aux professionnels de l'information, qu'ils soient du public (en partic. de l'Educ. Nat.) et du privé.
Ces notes sont publiées ici avec l'aimable autorisation de l'auteur de la conférence.
Il s'agit de notes personnelles : toute interprétation erronée de la conférence m'est donc bien entendu entièrement imputable.
l'objet de cette conférence était :
Les Visual Catalog : enjeux de l'interopérabilité
dans les systèmes d'information documentaires
Le cadre de cette intervention : Un environnement technologique qui a une réelle maturité, l'accessibilité des ressources numériques, le manque de contenus, les données, les métadonnées, etc.
Une vision empirique des enjeux de l'interopérabilité et comment cette opérabilité intervient dans l'environnement humain /technol. actuel.
Cette interopérabilité est mise en oeuvre dans les grands standards des systèmes informatiques, les architectures du Web, etc., mais aussi grâce à des processus documentaires : les communautés de pratiques, les stratégies de communic., les théories des connaissances, etc.
Comment positionner une interopérabilité conceptuelle, - mais une théorie au service des pratiques documentaires actuels ?
L'intervenant, F. Papy, n'est pas informaticien, mais chercheur en S.I.C. - il s'intéresse à l'informatique en tant qu'outil, son but est "d'instrumenter l'instrument ".
Le système Visual Catalog met à disposition des usagers les bases bibliographiques de 3 universités : Artois, Univ du Littoral, et Lille 3. Et 3 autres "sites" (Lille 1 /2 et Valenciennes); leurs logiciels de catalogage informatique sont différents, certains utilisent la Dewey, d'autres la C.D.U., etc. ....
Le Visual Catalog va permettre d'interroger simultanément les bases de données cataloguées des différentes institutions (toutes le suniv. participantes.).
Il est basé sur le système des autorités-matière (vedettes) RAMEAU, sur la Dewey, et le sbases bibliographiques représente environ 1 million de notices (cf. Sudoc !) -
les réseaux techniques sont capables de traiter de grandes quantités de données.
[demonstration -(du système en ligne par projecteur.)-]
on peut interroger les relation entre vedettes-matière RAMEAU (le système d'autorités-matière RAMEAU est géré par la BnF.) et les indices Dewey (capacité à filtrer les informations) - cette faculté est présente dans l'interface graphique.
RAMEAU = répertoire d'autorités-matière de la BnF.
L'interopérabilité permet de trouver un "pont" entre les recherches d'étudiants novices (qui rencontrent beaucoup de "bruit") et celles des étudiants spécialisés /avancés - en thèse (qui rencontrent bcoup de "silence".)
La plateforme d'interopérabilité Visual Catalog est basé sur des moteurs de langages web (HTML, XML, CSS, etc.) selon les normes ISO /ISBN.
C'est la pointe en matière d'interopérabilité technologique et documentaire - la démarche compte s'étendre à toutes les institutions, et ne s'en tiendra pas aux 6ix universités participant actuellement.
Les versions successives se sont bâties sur la tension entre interopérabilité et accessibilité.
Pour montrer les capacités des technologies en matière d'interopérabilité, et les possibilités d'interopérer entre des systèmes d'indexation d'éditeurs (exple : l'éditeur Lavoisier.) et de bibliothécaires différents, constitue un autre objet de développement de partenriats sur ce projet d'interopérabilité Visual-Catalog.
Il fait le lien entre des sources publiques (catalogues de bibliothécaires) et des sources privées (éditeur Lavoisier, plus d'1 million de notices bibliogr.q-)
Certains protocoles Visual-Catalog ont été adaptés et implémentés dans des C.D.I. de lycées pour faire le lien et corriger le hyatus entre les systèmes documentaires des lycées et les bibliothèques universitaires dans l'esprit des lycéens -futurs étudiants /et des ex-lycéens étudiants, afin d'harmoniser les dispositifs techniques entre deux types de centres documentaires liés par des pratiques communes.
On a aujourd'hui des modes d'accès techniques à l'inform. (le web !) et des modes d'organis. des connaiss. que l'on peut facilement lier.
Un travail d'indexation dans un lycée peut sembler être un travail individuel, mais c'est en fait un travail collectif impliquant des points de vue différents, - le système d'interopérabilité permet d'approcher la notion de facettes différentes d'indexation selon le spoints de vue des différents documentalistes, et rendre cela accessible aux usagers (lycéens /ou étudiants !)
Autre objectif : passer des logiques d'enjeux économiques (groupes économiques comme GOOGLE qui imposent leurs innovations techniques aux usagers, - avec des protocoles /plateformes /supports techniques /interfaces peu adaptés aux usages et aux pratiques courantes et/ou professionnel(le)s, mais qui vont modeler /contraindre /astreindre les pratiques des usagers .)
à une logique d'usage, promue par les chercheurs en S.I.C., les psychologues, les ergonomes, etc.
cf. Françoise GAUDET, (art.) Google et la bibliothèque : quelle autonomie pour l'usager ?, août 2005 (disponible sur bpi !!)
constat : les usagers montrent peu d'intérêt pour le système RAMEAU et les systèmes de classification en cours dans le sbibliothèques ; l'outil (point de vue instrumental-) Visual-Catalog permet (en introduisant un aspect technologique attirant-) de familiariser les usagers avec les systèmes de classification /et de traitement documentaire(s) des professionnels des biblitohèques.
Les systèmes de traitement de l'inform. du web sont basés sur les implications entre hypertextualisation des documents numériques et, désormais, une modalité nouvelle : l'agrégation de flux, - et ces protocoles se positionnent face aux bases DD qui sont fondées sur "les techniques d'interrogation et les systèmes experts (...)".
c'est la nature du lien entre deux documents du web qui est à interroger ( = liens entre recherches sur l'hypertextualité et les recherches sur la cartographie heuristique - et l'arborescence - en interrogeant les rapports de déformance, - d'équivalence - entre les éléments du système, l'interface graphique, etc.)
====> opposition entre une culture technocentrée et une culture humanocentrée.
le web sémantique (web 3.0) est une technologie davantage intellectuelle que spectaculaire : elle se bâtit autour des problématiques cognitives et documentaires : comment on pense la structure des données, comment on fait le lien entre les concepts et les relations inter-documentaires des ressources du web, c'est une technologie plutôt humanocentrée.
"certaines expériences (...) montrent qu'avec l'expérience et la pratique, un individu modifie ses stratégies de recherches [...] "
DINET, J. & ROUET J-F "La recherche d'informations : processus cognitifs , facteurs de difficultés et dimensions de l'expertise", in C. Paganelli, Interaction homme-machine et recherche d'information, Hermès, avril 2002.
exple des moteurs de recherche Exalead, Kart00.net , etc. !! (qui se positionnent =/= Google & Yahoo! ) sont eux-mêmes technocentrés !!
====> Neuroweb (??) : application développée par Alain Lelure(??), application technocentrée mais qui se soucie de l'accompagnement de l'usager en proposant une catégorisation dynamique des résultats de recherches.
exple : Google, l'usager de base a l'impression que l'outil est ergonomique car ses habitudes & pratiques se sont adaptés, /formatés, il se contente de Google qui est la référence en la matière selon le consensus global, alors que ce moteur de recherches est orienté-technologie (est-ce une autre manière de dire orienté-objet ??) : le nombre de références affiché montre un manque totale d'ergonomie, au niveau de la pertinence, de la validité, de la fiabilité, de l' "exploitabilité" des résultats référencés pour l'utilisateur, à l'opposé même d'un outil /instrument orienté-usager.
TRICOT, A. & ROUET, J.-F. (dir.), Les hypermédias, approches cognitives et ergonomiques, Hermès, 1998. ====> critique de l'approche exploitée de l'hypertextalité dans l'orientation -(dans l'aspect-) technologiquement spectaculaire plutôt que des démarches d'évaluation de l'ergonomie et la démarche orientée-usager.
On astreint les pratiques au lieu de s'y adapter.
Visual-Catalog = système de médiation instrumentée pour l'usager, et une démarche humanocentrée qui se positionne contre cette tendance généralisée à la culture technocentrée.
Un moteur de recherche dynamique comme Visual-Catalog, dans le cadre d'une requête non reconnue par le thesaurus, le système va chercher les liens synonymiques entre un non-descripteur utilisé dans une requête et les descripteurs du thésaurus.
Enjeu pour nous, les profs-docs : thésaurus MOBIS utilisé par les lycées !! ====> interopérabilité avec le répertoire RAMEAU et les indices Dewey ??
(====> didactique de la recherche d'informations avec les élèves (liens avec Mr. P. Duplessis ?) -)
Indexer dans un C.D.I. de Lycée - et indexer dans une bibliothèque publique, ce n'est pas seulement une différence de langages d'indexation, mais c'est aussi une différence de méthodologie !
le web ====> heureusement, le web est arrivé et permet à des usagers profanes de se passer des systèmes-experts, mais... Malheureusement, il a noyé l'usager dans des espaces documentaires inflationnistes....
Les documents référencés dans les résultats finaux peuvent se trouver pertinents vis-à-vis des requêtes et des recherches, mais inadéquats avec les orientations cognitives de l'usagers, donc peu exploitables !
====> Les pratiques technophiles actuelles (et économiquement orientées !) se sont fortement éloignées du projet initial de l'hypertextualité de la fin des années 1980 et début des années '90 !
mettre les systèmes d'inform. au service de l'usager.
Le Visual-Catalog montre comment les logiques privées d'éditeurs peuvent dialoguer avec les logiques publiques des bibliothécaires pour se mettre au service des recherches documentaires de l'usager.
Petit avertissement : par manque de temps (j'ai encore quelques dossiers à constituer), je ne mets pas en forme ces notes, et les mets telles quels, directement sur ce billet... Je m'en excuse humblement auprès des lecteurs non familiarisés avec les domaines d'études des S.I.C et qui devront fournir un plus gros travail de compréhension ; cependant cet article est plutôt destiné aux professionnels de l'information, qu'ils soient du public (en partic. de l'Educ. Nat.) et du privé.
Ces notes sont publiées ici avec l'aimable autorisation de l'auteur de la conférence.
Il s'agit de notes personnelles : toute interprétation erronée de la conférence m'est donc bien entendu entièrement imputable.
l'objet de cette conférence était :
Les Visual Catalog : enjeux de l'interopérabilité
dans les systèmes d'information documentaires
Le cadre de cette intervention : Un environnement technologique qui a une réelle maturité, l'accessibilité des ressources numériques, le manque de contenus, les données, les métadonnées, etc.
Une vision empirique des enjeux de l'interopérabilité et comment cette opérabilité intervient dans l'environnement humain /technol. actuel.
Cette interopérabilité est mise en oeuvre dans les grands standards des systèmes informatiques, les architectures du Web, etc., mais aussi grâce à des processus documentaires : les communautés de pratiques, les stratégies de communic., les théories des connaissances, etc.
Comment positionner une interopérabilité conceptuelle, - mais une théorie au service des pratiques documentaires actuels ?
L'intervenant, F. Papy, n'est pas informaticien, mais chercheur en S.I.C. - il s'intéresse à l'informatique en tant qu'outil, son but est "d'instrumenter l'instrument ".
Le système Visual Catalog met à disposition des usagers les bases bibliographiques de 3 universités : Artois, Univ du Littoral, et Lille 3. Et 3 autres "sites" (Lille 1 /2 et Valenciennes); leurs logiciels de catalogage informatique sont différents, certains utilisent la Dewey, d'autres la C.D.U., etc. ....
Le Visual Catalog va permettre d'interroger simultanément les bases de données cataloguées des différentes institutions (toutes le suniv. participantes.).
Il est basé sur le système des autorités-matière (vedettes) RAMEAU, sur la Dewey, et le sbases bibliographiques représente environ 1 million de notices (cf. Sudoc !) -
les réseaux techniques sont capables de traiter de grandes quantités de données.
[demonstration -(du système en ligne par projecteur.)-]
on peut interroger les relation entre vedettes-matière RAMEAU (le système d'autorités-matière RAMEAU est géré par la BnF.) et les indices Dewey (capacité à filtrer les informations) - cette faculté est présente dans l'interface graphique.
RAMEAU = répertoire d'autorités-matière de la BnF.
L'interopérabilité permet de trouver un "pont" entre les recherches d'étudiants novices (qui rencontrent beaucoup de "bruit") et celles des étudiants spécialisés /avancés - en thèse (qui rencontrent bcoup de "silence".)
La plateforme d'interopérabilité Visual Catalog est basé sur des moteurs de langages web (HTML, XML, CSS, etc.) selon les normes ISO /ISBN.
C'est la pointe en matière d'interopérabilité technologique et documentaire - la démarche compte s'étendre à toutes les institutions, et ne s'en tiendra pas aux 6ix universités participant actuellement.
Les versions successives se sont bâties sur la tension entre interopérabilité et accessibilité.
Pour montrer les capacités des technologies en matière d'interopérabilité, et les possibilités d'interopérer entre des systèmes d'indexation d'éditeurs (exple : l'éditeur Lavoisier.) et de bibliothécaires différents, constitue un autre objet de développement de partenriats sur ce projet d'interopérabilité Visual-Catalog.
Il fait le lien entre des sources publiques (catalogues de bibliothécaires) et des sources privées (éditeur Lavoisier, plus d'1 million de notices bibliogr.q-)
Certains protocoles Visual-Catalog ont été adaptés et implémentés dans des C.D.I. de lycées pour faire le lien et corriger le hyatus entre les systèmes documentaires des lycées et les bibliothèques universitaires dans l'esprit des lycéens -futurs étudiants /et des ex-lycéens étudiants, afin d'harmoniser les dispositifs techniques entre deux types de centres documentaires liés par des pratiques communes.
On a aujourd'hui des modes d'accès techniques à l'inform. (le web !) et des modes d'organis. des connaiss. que l'on peut facilement lier.
Un travail d'indexation dans un lycée peut sembler être un travail individuel, mais c'est en fait un travail collectif impliquant des points de vue différents, - le système d'interopérabilité permet d'approcher la notion de facettes différentes d'indexation selon le spoints de vue des différents documentalistes, et rendre cela accessible aux usagers (lycéens /ou étudiants !)
Autre objectif : passer des logiques d'enjeux économiques (groupes économiques comme GOOGLE qui imposent leurs innovations techniques aux usagers, - avec des protocoles /plateformes /supports techniques /interfaces peu adaptés aux usages et aux pratiques courantes et/ou professionnel(le)s, mais qui vont modeler /contraindre /astreindre les pratiques des usagers .)
à une logique d'usage, promue par les chercheurs en S.I.C., les psychologues, les ergonomes, etc.
cf. Françoise GAUDET, (art.) Google et la bibliothèque : quelle autonomie pour l'usager ?, août 2005 (disponible sur bpi !!)
constat : les usagers montrent peu d'intérêt pour le système RAMEAU et les systèmes de classification en cours dans le sbibliothèques ; l'outil (point de vue instrumental-) Visual-Catalog permet (en introduisant un aspect technologique attirant-) de familiariser les usagers avec les systèmes de classification /et de traitement documentaire(s) des professionnels des biblitohèques.
Les systèmes de traitement de l'inform. du web sont basés sur les implications entre hypertextualisation des documents numériques et, désormais, une modalité nouvelle : l'agrégation de flux, - et ces protocoles se positionnent face aux bases DD qui sont fondées sur "les techniques d'interrogation et les systèmes experts (...)".
c'est la nature du lien entre deux documents du web qui est à interroger ( = liens entre recherches sur l'hypertextualité et les recherches sur la cartographie heuristique - et l'arborescence - en interrogeant les rapports de déformance, - d'équivalence - entre les éléments du système, l'interface graphique, etc.)
====> opposition entre une culture technocentrée et une culture humanocentrée.
le web sémantique (web 3.0) est une technologie davantage intellectuelle que spectaculaire : elle se bâtit autour des problématiques cognitives et documentaires : comment on pense la structure des données, comment on fait le lien entre les concepts et les relations inter-documentaires des ressources du web, c'est une technologie plutôt humanocentrée.
"certaines expériences (...) montrent qu'avec l'expérience et la pratique, un individu modifie ses stratégies de recherches [...] "
DINET, J. & ROUET J-F "La recherche d'informations : processus cognitifs , facteurs de difficultés et dimensions de l'expertise", in C. Paganelli, Interaction homme-machine et recherche d'information, Hermès, avril 2002.
exple des moteurs de recherche Exalead, Kart00.net , etc. !! (qui se positionnent =/= Google & Yahoo! ) sont eux-mêmes technocentrés !!
====> Neuroweb (??) : application développée par Alain Lelure(??), application technocentrée mais qui se soucie de l'accompagnement de l'usager en proposant une catégorisation dynamique des résultats de recherches.
exple : Google, l'usager de base a l'impression que l'outil est ergonomique car ses habitudes & pratiques se sont adaptés, /formatés, il se contente de Google qui est la référence en la matière selon le consensus global, alors que ce moteur de recherches est orienté-technologie (est-ce une autre manière de dire orienté-objet ??) : le nombre de références affiché montre un manque totale d'ergonomie, au niveau de la pertinence, de la validité, de la fiabilité, de l' "exploitabilité" des résultats référencés pour l'utilisateur, à l'opposé même d'un outil /instrument orienté-usager.
TRICOT, A. & ROUET, J.-F. (dir.), Les hypermédias, approches cognitives et ergonomiques, Hermès, 1998. ====> critique de l'approche exploitée de l'hypertextalité dans l'orientation -(dans l'aspect-) technologiquement spectaculaire plutôt que des démarches d'évaluation de l'ergonomie et la démarche orientée-usager.
On astreint les pratiques au lieu de s'y adapter.
Visual-Catalog = système de médiation instrumentée pour l'usager, et une démarche humanocentrée qui se positionne contre cette tendance généralisée à la culture technocentrée.
Un moteur de recherche dynamique comme Visual-Catalog, dans le cadre d'une requête non reconnue par le thesaurus, le système va chercher les liens synonymiques entre un non-descripteur utilisé dans une requête et les descripteurs du thésaurus.
Enjeu pour nous, les profs-docs : thésaurus MOBIS utilisé par les lycées !! ====> interopérabilité avec le répertoire RAMEAU et les indices Dewey ??
(====> didactique de la recherche d'informations avec les élèves (liens avec Mr. P. Duplessis ?) -)
Indexer dans un C.D.I. de Lycée - et indexer dans une bibliothèque publique, ce n'est pas seulement une différence de langages d'indexation, mais c'est aussi une différence de méthodologie !
le web ====> heureusement, le web est arrivé et permet à des usagers profanes de se passer des systèmes-experts, mais... Malheureusement, il a noyé l'usager dans des espaces documentaires inflationnistes....
Les documents référencés dans les résultats finaux peuvent se trouver pertinents vis-à-vis des requêtes et des recherches, mais inadéquats avec les orientations cognitives de l'usagers, donc peu exploitables !
====> Les pratiques technophiles actuelles (et économiquement orientées !) se sont fortement éloignées du projet initial de l'hypertextualité de la fin des années 1980 et début des années '90 !
mettre les systèmes d'inform. au service de l'usager.
Le Visual-Catalog montre comment les logiques privées d'éditeurs peuvent dialoguer avec les logiques publiques des bibliothécaires pour se mettre au service des recherches documentaires de l'usager.
mardi 22 mars 2011
une situation pareille, c'est RAR !
...J'aurais préféré que ce soit rare, plutôt.
Toujours est-il que si je reprends le clavier pour un billet sur ce blog, c'est pour soutenir le mouvement des enseignants qui s'opposent au programme CLAIR. Comme j'ai pas mal de flemme (je n'ai pas changé depuis deux ans, remarquez bien...) je vous la fait courte :
Il s'agit d'une énième réforme pour essayer de changer les ex-ZEP (remplacés par les RAR, Réseaux ambition de réussite).
Ca part sans doute d'un bon sentiment.
Le mien sur la question c'est que ce n'est pas du tout réfléchi puisque selon le retour d'expérience de nOisette, les effets néfastes se font sentir depuis déjà quelques temps.
Sans parler de l'appellation, qui démontre encore une fois
(s'il fallait le prouver depuis l'affaire du remplacement des BTS Action-co par le BTS "Management des Unités Commerciales" et autres inpeties datant d'il y a déjà quelques années, ce qui neme rajeunit pas, en passant !)
que le gouvernement, -et en particulier le Ministère de la Jeunesse et de l'Enseignement-, n'a pas peur du ridicule...
Sur ce, les Collèges et Lycées pour l'Ambition, l'Innovation et la Réussite, je vous salue bien bas (car c'est malheureusement là où nous sommes tombés !)
Toujours est-il que si je reprends le clavier pour un billet sur ce blog, c'est pour soutenir le mouvement des enseignants qui s'opposent au programme CLAIR. Comme j'ai pas mal de flemme (je n'ai pas changé depuis deux ans, remarquez bien...) je vous la fait courte :
Il s'agit d'une énième réforme pour essayer de changer les ex-ZEP (remplacés par les RAR, Réseaux ambition de réussite).
Ca part sans doute d'un bon sentiment.
Le mien sur la question c'est que ce n'est pas du tout réfléchi puisque selon le retour d'expérience de nOisette, les effets néfastes se font sentir depuis déjà quelques temps.
Sans parler de l'appellation, qui démontre encore une fois
(s'il fallait le prouver depuis l'affaire du remplacement des BTS Action-co par le BTS "Management des Unités Commerciales" et autres inpeties datant d'il y a déjà quelques années, ce qui neme rajeunit pas, en passant !)
que le gouvernement, -et en particulier le Ministère de la Jeunesse et de l'Enseignement-, n'a pas peur du ridicule...
Sur ce, les Collèges et Lycées pour l'Ambition, l'Innovation et la Réussite, je vous salue bien bas (car c'est malheureusement là où nous sommes tombés !)
Libellés :
actualité critique,
culture professionnelle,
système éducatif
mercredi 30 septembre 2009
... Et Zuut..!
Cela fait plusieurs jours que je faisais ma veille internet, et j'avais repéré pour le mois de nombreuses pages et articles web intéressants dont je conmptait parler ici.
Un malheur n'arrivant jamais seul (comprennent qui savent !) , mon portable vient de me lâcher... Et, après diagnostic, le verdict tombe : il a irrémédiablement rendu l'âme !! Un ami a lancé le récupération des données de mon disque dur, mais celles-ci sont, en l'état, inexploitables...
Ainsi que toutes mes sauvegardes (et résultats) de veille..!
Cela tombe d'autant plus mal que je comptais inaugurer une nouvelle formule de veille bi-hebdomadaire que, faute de sauvegarde de mes marques-liens, je ne puis assurer ce mois-ci - l'intiative est donc repoussé à la saint-Philibert !
D'autre part, j'ai perdu également toutes mes données concernant l'article très annoncé sur l'Ontologie (appliquée à la pédagogie et à l'informatique !) qui risque donc de ne jamais voir le jour, hélas !
Tout cela ne me décourage pas, et je compte publier bientôt des billets, entre autres sur les BD Toxic Planet et L'Epervier, ainsi que diverses biographies d'auteurs de BD.
Je reprendrais prochainement mes autres projets...
Un malheur n'arrivant jamais seul (comprennent qui savent !) , mon portable vient de me lâcher... Et, après diagnostic, le verdict tombe : il a irrémédiablement rendu l'âme !! Un ami a lancé le récupération des données de mon disque dur, mais celles-ci sont, en l'état, inexploitables...
Ainsi que toutes mes sauvegardes (et résultats) de veille..!
Cela tombe d'autant plus mal que je comptais inaugurer une nouvelle formule de veille bi-hebdomadaire que, faute de sauvegarde de mes marques-liens, je ne puis assurer ce mois-ci - l'intiative est donc repoussé à la saint-Philibert !
D'autre part, j'ai perdu également toutes mes données concernant l'article très annoncé sur l'Ontologie (appliquée à la pédagogie et à l'informatique !) qui risque donc de ne jamais voir le jour, hélas !
Tout cela ne me décourage pas, et je compte publier bientôt des billets, entre autres sur les BD Toxic Planet et L'Epervier, ainsi que diverses biographies d'auteurs de BD.
Je reprendrais prochainement mes autres projets...
mercredi 9 septembre 2009
Le piratage numérique : un sable mouvant dans lequel nos législateurs s'enlisent ?
En attendant mon billet prochain concernant la sitographie sur l'ontologie qui est en préparation, je reviens sur la loi hadopi, dont le site politique.net nous informe aujourd'hui même que le vote est repoussé au 15 septembre prochain.
...On (enfin, "je" en tout cas) se demandait comment des gens faisaient pour concevoir des lois aussi ineptes concernant des sujets aussi complexes que le piratage numérique (complexe tant aux niveaux sociologique et économique qu'au niveau technique !).
Ce même site nous propose, en lien, dans un de leurs anciens articles, deux vidéos tout-à-fait révélatrices, réalisées par Bakchich.tv, que voici :
J'apprécie particulièrement le cas du député qui a trois fils, connaissant le peer-to-peer, et qui n'a pas eu l'idée de se renseigner auprès d'eux... D'autant qu'on peut se demander comment il compte "surveiller ça" s'il ignore ce que c'est..!
Là, encore, il y a un cas que j'apprécie particulièrement, celui du député qui juge plus intéressant de suivre l'actualité de Jacques Chirac en Chine (alors que, n'étant plus Président de la République, il ne représente plus notre pays politiquement parlant !), plutôt que de faire son travail et voter les lois qui lui sont soumises...
Autre cas très intéressant, celui qui avoue avoir "été à 50 mètres, dans mon bureau, malheureusement, je suis arrivé trop tard..!"
J'imagine en outre que certains députés, qui devaient être contre la loi, ont dû "boycotté" en s'absentant... Ce n'est qu'un supposition de ma part, cela dit, quand on est contre une loi, il est plus utile d'être présent pour voter contre cette loi, que de s'absenter.
Mais ce qui me rend quand même un peu de courage, en tant que citoyen, c'est le discours du député qui conclue que "le travail du député est (...) d'être présent à l'Assemblée".
Je me dis en tant que citoyen, qu'il est assez extraordinaire de penser que des gens sont morts pendant les diverses révolutions françaises - et en outre, qu'on paye des salaires avec nos impôts - pour que finalement nos représentants politiques, garants de notre liberté et de l'expression du peuple, fondement de la démocratie française, soient absents des débats et des votes, et que par ailleurs ils ne cherchent même pas à se documenter sur les sujets des lois qu'ils doivent voter.
J'espère que vous me pardonnerez ce post où je prends plus de parti-pris que d'habitude, je ne pense pas néanmoins qu'être enseignant-documentaliste soit incompatible avec le fait de prendre son parti - d'ailleurs, le fait que je ne sois PAS ENCORE certifié m'engage à penser que ce n'est pas si grave que ça...
Pour revenir à des considérations plus objectives, le blog Dalloz (éditeur de codes civils, de manuels et traités de Droit, ainsi que de diverses revues juridiques ) nous expose aujourd'hui le concept pénal du délit de captation. Ce délit qui consiste à enregistrer un film en salle de cinéma, avec un appareil numérique, nous explique le professeur Manara, entraîne un paradoxe qui risque de se retourner contre les exploitants de salle qui disposent dans leurs salles des caméras de sécurité..!
Ce qui est intéressant à retenir de son article, c'est qu'avant 2006, l'enregistrement en salle n'était pas illégale, seule sa diffusion l'était ! Or, depuis cette date et la création de ce nouveau délit par la loi, l'enregistrement lui-même est illégal en salle, ce qui rend donc les pratiquants de ce nouveau sport international à la mode, passible de peines, même s'ils enregistrent le film sans le diffuser par la suite - c'est-à-dire quand ils le font uniquement pour leur usage personnel.
...On (enfin, "je" en tout cas) se demandait comment des gens faisaient pour concevoir des lois aussi ineptes concernant des sujets aussi complexes que le piratage numérique (complexe tant aux niveaux sociologique et économique qu'au niveau technique !).
Ce même site nous propose, en lien, dans un de leurs anciens articles, deux vidéos tout-à-fait révélatrices, réalisées par Bakchich.tv, que voici :
J'apprécie particulièrement le cas du député qui a trois fils, connaissant le peer-to-peer, et qui n'a pas eu l'idée de se renseigner auprès d'eux... D'autant qu'on peut se demander comment il compte "surveiller ça" s'il ignore ce que c'est..!
Là, encore, il y a un cas que j'apprécie particulièrement, celui du député qui juge plus intéressant de suivre l'actualité de Jacques Chirac en Chine (alors que, n'étant plus Président de la République, il ne représente plus notre pays politiquement parlant !), plutôt que de faire son travail et voter les lois qui lui sont soumises...
Autre cas très intéressant, celui qui avoue avoir "été à 50 mètres, dans mon bureau, malheureusement, je suis arrivé trop tard..!"
J'imagine en outre que certains députés, qui devaient être contre la loi, ont dû "boycotté" en s'absentant... Ce n'est qu'un supposition de ma part, cela dit, quand on est contre une loi, il est plus utile d'être présent pour voter contre cette loi, que de s'absenter.
Mais ce qui me rend quand même un peu de courage, en tant que citoyen, c'est le discours du député qui conclue que "le travail du député est (...) d'être présent à l'Assemblée".
Je me dis en tant que citoyen, qu'il est assez extraordinaire de penser que des gens sont morts pendant les diverses révolutions françaises - et en outre, qu'on paye des salaires avec nos impôts - pour que finalement nos représentants politiques, garants de notre liberté et de l'expression du peuple, fondement de la démocratie française, soient absents des débats et des votes, et que par ailleurs ils ne cherchent même pas à se documenter sur les sujets des lois qu'ils doivent voter.
J'espère que vous me pardonnerez ce post où je prends plus de parti-pris que d'habitude, je ne pense pas néanmoins qu'être enseignant-documentaliste soit incompatible avec le fait de prendre son parti - d'ailleurs, le fait que je ne sois PAS ENCORE certifié m'engage à penser que ce n'est pas si grave que ça...
Pour revenir à des considérations plus objectives, le blog Dalloz (éditeur de codes civils, de manuels et traités de Droit, ainsi que de diverses revues juridiques ) nous expose aujourd'hui le concept pénal du délit de captation. Ce délit qui consiste à enregistrer un film en salle de cinéma, avec un appareil numérique, nous explique le professeur Manara, entraîne un paradoxe qui risque de se retourner contre les exploitants de salle qui disposent dans leurs salles des caméras de sécurité..!
Ce qui est intéressant à retenir de son article, c'est qu'avant 2006, l'enregistrement en salle n'était pas illégale, seule sa diffusion l'était ! Or, depuis cette date et la création de ce nouveau délit par la loi, l'enregistrement lui-même est illégal en salle, ce qui rend donc les pratiquants de ce nouveau sport international à la mode, passible de peines, même s'ils enregistrent le film sans le diffuser par la suite - c'est-à-dire quand ils le font uniquement pour leur usage personnel.
mardi 8 septembre 2009
deux brèves : retour sur l'autofichage numérique / état de la lecture
Les arcanes de l'identité numérique fascinent décidément bien des gens... Récemment, je me suis mis à regarder les chaînes de télévision émergente de la culture geek (autant profiter du fait que j'ai la télé pendant les vacances, parce que le reste de l'année..!) du genre des précurseurs Game One, des dissidents No life et consorts... Et en regardant les reportages de la première des chaînes sus-citées, j'ai appris que beaucoup de monde s'intéressent à nos fiches Facebook... Pas seulement les collectivités territoriales ! Selon un reportage du JT de Game One, nos pages facebook seraient fréquemment visités par... des cambrioleurs ! Ils repèreraient les gens qui disent dans leurs commentaires de profil du jour, qu'ils sont en vacances, pour aller cambrioler leur domicile. Au-delà du pathos que cette information balancée assez médiatiquement, pourrait provoquer, il n'en reste pas moins que l'on a là un nouvel exemple de ce que j'avançais précédemment, il y a seulement quelques jours..!
Dans un tout autre registre, un certain bibliobsessionnel a relayé les infos du magazine Books, concernant les tendances actuelles de la lecture (issues de l'article Mais pourquoi lisent-ils donc moins ?) . Il semblerait, selon son billet, qu'on lirait moins qu'autrefois. Et l'auteur du blog d'énumérer les diverses raisons invoquées. Je n'y revient pas, c'est très clair sur son blog, allez donc le lire. Et ce qu'il dit n'est pas (totalement) faux - d'autant plus qu'il s'appuie sur une masse de citations.
Mais c'est incomplet. D'abord, on ne lit pas moins qu'avant. On lit plus. Si ce n'est qu'au lieu de lire dans des livres, on lit des pages web, - exactement comme vous êtes en train de le faire actuellement ! - Encore faudrait-il s'entendre sur ce qu'on veut dire en parlant de "lire"...
S'il s'agit de déchiffrer des caractères signifiant qui, assemblés, forment des phonèmes, permettant de transmettre et diffuser une information, alors, pas de panique à avoir donc.
Mais, pour les lecteurs invétérés - tel que votre servituer - de pages reliées, et si on entend par "lire" le fait de tenir un document imprimé en mains, alors pas de souci non plus à avoir, en effet, un autre article que j'ai déniché dans le même dossier de Books : Lire ou ne pas lire, là n'est pas la question, on y démontre que le marché du livre ne s'est jamais aussi bien porté qu'à notre époque - du moins dans certains pays... enjoy !
;-)
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Dans un tout autre registre, un certain bibliobsessionnel a relayé les infos du magazine Books, concernant les tendances actuelles de la lecture (issues de l'article Mais pourquoi lisent-ils donc moins ?) . Il semblerait, selon son billet, qu'on lirait moins qu'autrefois. Et l'auteur du blog d'énumérer les diverses raisons invoquées. Je n'y revient pas, c'est très clair sur son blog, allez donc le lire. Et ce qu'il dit n'est pas (totalement) faux - d'autant plus qu'il s'appuie sur une masse de citations.
Mais c'est incomplet. D'abord, on ne lit pas moins qu'avant. On lit plus. Si ce n'est qu'au lieu de lire dans des livres, on lit des pages web, - exactement comme vous êtes en train de le faire actuellement ! - Encore faudrait-il s'entendre sur ce qu'on veut dire en parlant de "lire"...
S'il s'agit de déchiffrer des caractères signifiant qui, assemblés, forment des phonèmes, permettant de transmettre et diffuser une information, alors, pas de panique à avoir donc.
Mais, pour les lecteurs invétérés - tel que votre servituer - de pages reliées, et si on entend par "lire" le fait de tenir un document imprimé en mains, alors pas de souci non plus à avoir, en effet, un autre article que j'ai déniché dans le même dossier de Books : Lire ou ne pas lire, là n'est pas la question, on y démontre que le marché du livre ne s'est jamais aussi bien porté qu'à notre époque - du moins dans certains pays... enjoy !
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