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vendredi 12 juin 2009

Cellule Poison / Ippo

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...Et pour commencer joyeusement, voici donc deux présentations :

POISON

auteur /dessinateur : Laurent ASTIER
éditeur : Dargaud.



Une série BD qu'on pourrait qualifier d'expérimentale, à cause de son ambiance chromatique particulière et de l'agencement des vignettes (la maquette à la fois très classique et très dynamique se révèle redoutablement efficace). Les illustrations rendent avec un aspect assez sombre et désespéré l'histoire de cette jeune inspectrice de police qui est intégrée dans une cellule de lutte contre le proxénétisme...


Ce style très particulier ne plaira sans doute pas à tout le monde, et certains seront rebutés par la ligne graphique adoptée pour la série, mais la plongée dans les abysses de la prostitution au coeur des rues de Lyon, en compagnie de cette femme flic en proie aux doutes et à la perte d'identité en fascinera beaucoup.

HAJIME NO IPPO

Pour conclure ce billet, une brève présentation d'un manga très intéressant :
Ippo - la rage de vaincre, de George (Jyōji) Morikawa.

Ici, foin de ninjas aux techniques de combat paranormales ou aux apprenties-fées dotées de pouvoirs surnaturels délirants ! Pas non plus de drame psycho-affectif à la Fruit-Basket... Ultra réaliste, ce manga narre le parcours d'un lycéen timide qui découvre la boxe et sa complexité. Et si vous croyiez qu'il suffisait de balancer ses poings dans la figure de l'autre comme une brute, ce manga va vous détromper en vous décrivant un univers sportif très technique et riche de stratégies variées et complexes.
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RECONVERSION

Durant les vacances, et même à compter de l'an prochain, je serais occupé par le boulot que vous savez déjà (pour ceux qui me connaissent). Ne me retrouvant donc pas en CDI, je n'aurais plus vraiment de motivation pour continuer la veille documentaire numérique ici.

Aussi ai-je décidé d'utiliser désormais ce blog pour parler de mes centres d'intérêts qui échappent à mon autre weblog (consacré à la ludologie et au cinéma) - c'est-à-dire les BD ( et les rares mangas nippons que je connais ), la philosophie politique et Surcouf ( le corsaire, bien entendu, pas la boutique d'ordinateurs !).

lundi 6 avril 2009

Penser l'école avec Gilbert Simondon, par Jean-Hugues Barthélémy

Je vous renvoie à cet article éclairant sur les besoins de réforme de l'école, une analyse non pas de la crise actuelle mais des moyens qu'il faudrait mettre en place pour la résoudre ;
Cette article confirme ( en partie, - car il s'agit de ma propre interprétation de l'article ) mon point de vue selon lequel la crise n'est pas structurel, mais procédural ;
c'est-à-dire que les parcours sont moins en cause que les méthodes d'enseignement.

la loi "hadopi" ( Vamp : the Requiem ) : the masquarade est passée...

On pourra dire que les débats furent intenses - tout au moins sur le Net, et ils risquent de durer encore quelques temps... Encore que, quand je parle de "débat", il faut savoir que la condamnation de cette proposition de loi était quasi-unanime - est soutenue non seulement par des regroupements de particuliers, mais encore par des éditeurs de logiciels libres, voir commerciaux, indépendants. Une partie du milieu professionnel a donc rejoint les usagers dans leur lutte contre cette loi, une lutte qui aura été vaine jusqu'à présent puisque la loi est passée...

Encore que (oui, j'aime le terme "encore" ) tout espoir n'est - peut-être - pas perdu de voir la loi reculer ( elle entre en contradiction avec des dispositions européennes qui ont été votées, ou pour certaines, seront votées bientôt, dans le domaine du droit de l'édition numérique et des téléchargements ).
On peut en réalité dire que la loi "Hadopi" a été voté à la va-vite, dans une sorte de course entre le Parlement Français et le Parlement européen, celui-là cherchant à prendre celui-ci de vitesse pour gagner quelques années durant lesquelles il pourra appliquer sa loi "Hadopi".

Adoptée le 2 avril, cette loi préconise donc une "riposte graduée" ( un concept OVNI dans le paysage du droit pénal Français..! ) et confère à un organisme indépendant ( le fameux HADOPI ! ) la prérogative de couper l'accès à Internet des usagers ayant pratiqué le téléchargement illégal.

Pour commentaire, j'aimerais revenir sur cette mesure, en citant un extrait d'article d'Astrid Girardeau :
« Christine Albanel déclarait : « cela n’empêche pas d’aller l’utiliser chez sa mère, sa copine ou sa grand-mère ». Rappelant l’intérêt « pédagogique » de la loi, la ministre de la culture estimait qu’« une amende serait gênante, car ça serait faire payer les jeunes alors qu’ils n’ont pas d’argent ». De même lors de la première séance à l’Assemblée, elle expliquait : « le choix de la suspension de l’abonnement à Internet de préférence à une amende a été choisie pour manifester très clairement la volonté du Gouvernement de décriminaliser le piratage ordinaire (..). Une sanction de nature pécuniaire aurait brouillé le message. » » ( cf. Hadopi : couic ou pas couic ? )

Cette disposition est doublement absurde. Certains députés ont tenu à cette loi en dépit de l'opposition d'autres députés ( qui étaient mieux informés que les premiers en ce qui concerne la culture numérique ! ) et du reste de la france, grooso modo.
En premier lieu - comme je l'avais déjà mentionné, et comme d'autres l'ont dit bien avant moi ! - parce qu'elle va couper l'accès à Internet du père et de la mère de famille dont l'enfant aura pratiqué un téléchargement illégal derrière leur dos, et tant pis pour les besoins professionnels d'accès à Internet des dits parents !
Ensuite parce que je n'arrive pas à voir l'aspect pédagogique d'une coupure d'internet si, comme le disait la députée, « cela n’empêche pas d’aller l’utiliser chez sa mère, sa copine ou sa grand-mère ».

En tout état de cause, la loi va devoir passer la deuxième chambre également, tout n'est donc pas perdu.

Vous pourrez trouver ici une analyse très pertinente de cette loi, ainsi qu'une sitographie sélective concernant la loi ( et qui justifie le fait que, - uniquement par paresse, je ne vous propose pas moi-même une sitographie ! )

les résultats des épreuves d'admissibilité au CAPES

C'est officiel désormais : je ne serais pas certifié cette année. Donc rebelote l'an prochain, et en attendant, j'ai déjà pris les premières dispositions pour trouver du boulot. J'ai déjà envoyé une candidature pour être vacataire l'an prochain.

J'attends aussi les résultats du deuxième concours, il se pourrait que j'intègre la documentation en fonction publique par une autre voie ( je ne serais pas dans l'enseignement, mais ça ne serait toujours que partie remise ! )

mardi 31 mars 2009

Internet : après le darwinisme et la loi de la jungle, c'est la loi de l'audience !

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Comment faire de l'audience sur son site ? Comment lui donner plus de visibilité sur la Toile ? Comment attirer des visiteurs ? Au-delà des sites professionnels à vocation et caractère économique, le web subit une course à la popularité et à la reconnaissance.

" Pour offrir une opportunité durable à votre site internet d’évoluer et de devenir un acteur incontournable du medium dans son domaine d’activité, il est nécessaire de construire une stratégie de communication en ligne ambitieuse qui fera la différence.
(...)
Pour être performante, une stratégie de communication en ligne doit être construite sur mesure (...) "

affirme l'agence Adequat-mkt sur son site.
De nombreux sites web se positionnent sur ce créneau et offre donc des services de communication, un secteur économique assez florissant ( peut-être moins actuellement, du fait de la crise bancaire ) :
deux exemples entre autres : le site "stratégies", et l'agence Oléa, qui s'intéresse à la communication politique.
Quant au site netPME, il nous donne de bons conseils pour rater son communiqué de presse, choisissant de retourner aux canaux de communication plus traditionnels.

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Fabrice Colin 2 : le retour ! ( et un renvoi vers le Théâtre et les SIC )

Hop ! pour commencer ce deuxième billet ( qui fait donc suite au précédent ! ) un lien vers le blog de Tibouline, la Tribu doc, où elle parle de Fabrice Colin ( cf. mes billets antérieurs à son sujet, ici et . )

Deuxième lien : sur mon autre weblog, j'ai engagé une réflexion à propos du théâtre et des sic. Ce n'est qu'une amorce, mais que je ne pense pas développer actuellement.... Il s'agissait principalement de jeter mes idées sur le papier - ou plutôt à l'écran ;-P
Mais j'espère pouvoir développer la réflexion plus tard, notamment, en comparant le théâtre avec d'autres médias..!

( ainsi que Plusieurs brèves info-doc ! )

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Toujours en panne d'ordinateur, mais l'oeil aux aguets, je profite de cet après-midi pour venir cliquouiller à l'IUFM et, accessoirement, dépouiller mes flux RSS.

Je commence donc par deux nouvelles dont on parle déjà sur le web, mais qui risque de faire parler d'elles encore un petit moment :

  • Encarta, l'encyclopédie numérique de Microsoft, s'apprête à fermer. Au-delà de la pathos exhibée par tous les gens effrayés par la "vague Wikipédia" qui apparemment brise tout sur son passage et met à mal les encyclopédies payantes - ( rappelons qu'Ehncarta, après avoir été vendu sous forme de CD-ROM est devenu une encyclopédie en ligne par abonnement ), quelques-uns, notamment sur le weblog des URFIST, se posent des questions plus pertinentes, concernant le modèle économique publicitaire qu'a pris le "web 2.0" ( sachant ce que je pense du concept de "Web2.0", vous comprendrez qu'il s'agit de toute façon, selon moi, du modèle économique du web...tout court. ). Cette nouvelle est donc très intéressante, puisqu'elle montre un double phénomène : d'abord, que la plupart des gens s'arrête à l'aspect "sensationnelle" de cette information pour s'émouvoir - qui avec enthousiasme, qui avec crainte - d'un phénomène très localisé ( Wikipédia, donc, que je me permets d'appeler ainsi parce qu'il ne s'agit toujours que d'un site parmi des millions - voire des milliards - même s'il reste un site de référence pour de nombreux internautes ! ) et ne peuvent ( ne savent ? ) pas dépasser ce stade de l'affect. Ensuite parce que cette news, apparemment banale, préfigure des problèmes que pourrait bien poser à l'avenir le modèle du web actuel, comme le mentionne de façon très pertinente le weblog des Urfist. Nous devrons un jour choisir clairement : soit une information de qualité professionnelle, traitée de manière optimale, mais qui redeviendra payante au vue du coût de l'information et du travail ; soit
    de conserver une information libre et gratuite, aux mains de tout-un-chacun, c'est-à-dire avec un fort taux de risque de perte d'informations ou une trop faible valeur ajoutée.
On en parle aussi ici :
blog de Kallirrhoé,
site du magazine L'Expansion,
article complémentaire de Libération éclairant le phénomène.

  • Après "Université : Les fainéants et les mauvais chercheurs au travail !" (dont je vous avais déjà parlé !), Pierre jourde, décidément très clairvoyant, nous abreuve à nouveau de sa verve, à propos de la manière dont on nous informe, dans La déréalisation de l'information. Bien que très orienté sur son sujet, et donc assez tranché ( peut-être pas autant que mon billet précédent sur la question, mais quand même...) elle est une base de réflexion de fond sur le thème de la rentabilité de l'information et le sensationnalisme dans lequel nos compères journalistes ont souvent tendance à tomber.

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lundi 23 mars 2009

politique de communication pour une communication politique..!

Luc Mandret nous offre un exemple réjouissant de stratégies de communication dans une affaire de lobbying politique de Dailymotion...

J'en profite pour mentionner également un exemple de charte de politique de communication, celle de l'Université de Laval

la propriété intellectuelle "for dummies"

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La loi Hadopi n'en finit pas de provoquer des réactions sur le web : je tombe par hasard sur un article très instructif qui ravira tous les néophytes en matière de droits d'auteur. Il s'agit d'un article du blog de Maître Eolas.

http://www.maitre-eolas.fr/2009/02/20/1321-les-droits-d-auteur-pour-les-nuls


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A lire également, sur son blog, les deux excellents billets :
quelques-lecons-de-droit-et-meme-un-peu-d-economie-a-l-attention-de-luc-besson
et :
tout-le-monde-n-a-pas-le-talent-de-luc-besson

jeudi 19 mars 2009

diffusion de l'information : la loi du chaos ?

Je tombe sur cet article qui commence à dater un peu ( publié en janvier 2008 !), mais que je trouve amusant dans sa contradiction avec les préceptes de Wiener ( qui pensait que la communication dans la machine était là pour écarter l'entropie, c'est-à-dire le chaos ).

Or, les travaux des groupes de recherches OCCULT et PICASSO, décrits succinctement dans cet article, reposent sur la diffusion d'informations par un mode de transmission chaotique, la communication optique utilisée recouvrant un code d'amplitude variable, apparemment aléatoire. Je note au passage la confusion qui peut saisir le lecteur entre les notions de fréquence et d'amplitude ( je vous renvoie à votre site encyclopédique favori pour connaître la différence ;-) ..! )

En tout cas, chose essentielle dans notre (futur) métier :...
Ne pas confondre la diffusion, et... la diffusion !




En bonus, un lien vers un PDF très technique ( un cours de Michel Crucianu en 2001-2002 ) : http://cedric.cnam.fr/~crucianm/src/cti.pdf
si vous ne comprenez pas tout : rassurez-vous : moi non plus..!